Page de Garde

Accueil

Historique

Notre vie

Alentours
     Emmaüs
     Nicopolis
     Le château croisé

Nos produits

Galerie


Nicopolis

       Située au carrefour des routes d’accès à Jérusalem et de celles ralliant le nord et le sud, sur le sol fertile de la plaine de la Séphala, la ville d’Emmaüs a été qualifiée dans l’antiquité de « lieu aux eaux délicieuses et au séjour agréable ». Le nom même d’Emmaüs provient du mot hébreu « Hammot » signifiant « sources ou eaux chaudes ». En 221/223 après J.C., sous l’empereur Héliogabale, la petite ville devient une Cité par l’ambassade de Jules l’Africain. Elle prend alors un nouveau nom et s’appelle désormais Nicopolis, ce qui en grec signifie : « La cité de la Victoire ».

Plan du parc Ayâlon

       Les rares vestiges de la ville antique se trouvent aujourd’hui dans le Parc Ayâlon: (Cf. Plan) la colline d’El-Aqed et la vallée dite des Sources.
       On peut deviner, en observant les contours du sommet d’el-Aqed, les ruines d’une forteresse (1)* dominant toute la vallée d’Ayâlon, el-Aqed était un poste d’observation idéal occupé aux périodes hellénistique et romaine. Ceinte de tours (2)* et d’un puissant rempart, la ville (6 ha.) contenait des habitations, des grottes, plusieurs citernes, un pressoir à vin et un aménagement agricole en terrasses.
       La porte sud (3)* est encore bien conservée. Lieu présumé de la forteresse de Bakkhidès.

Ruine de la forteresse d’El-Aqed

Ruine de la forteresse d’El-Aqed

Fortifications

Porte sud, il s’agit probablement de la forteresse de Bakkidès (1 M 9:47-51)

       1 M 9, 47-51 : Le combat s’engagea, et Jonathan étendit la main pour frapper Bakkhidès, mais celui-ci esquiva le coup en se rejetant en arrière. Jonathan et les siens sautèrent dans le Jourdain et atteignirent l’autre rive à la nage, mais les ennemis ne franchirent pas le Jourdain à leurs trousses. En ce jour, il tomba environ mille hommes parmi ceux qui entouraient Bakkhidès. Celui-ci retourna à Jérusalem. Il bâtit des villes fortes en Judée, la forteresse qui est à Jéricho, Emmaüs, Béthoron, Béthel, Tamnatha, Pharathôn et Téphôn avec des remparts élevés, des portes et des verrous. Puis il établit en chacune d’elles une garnison pour harceler Israël.

       Le sommet d’el-Aqed servit de lieu de retraite aux troupes de Bar Khorba, lors de la Seconde Révolte juive (132-135 ap. J.-C). On a retrouvé un important réseau de passages souterrains (4)* dont l’entrée se faisait sur le côté nord, et qui correspond aux descriptions faites par Dion Cassius (Hist. Rom., 69, 12, 3).

       Emmaüs est une ville dont le nom rappelle la présence de sources. Deux importants aqueducs découverts en 1975 (Supérieur (5)* et inférieur (6)*, dont de larges tronçons sont encore visibles (IIIe-Ve siècle), étaient des éléments essentiels de la vie de la cité. La source principale se trouve au pied de la colline de khirbet el-Aqed (7)*. On peut relever un système complexe de canaux destinés à capter les eaux.

Plan de l’aqueduc supérieur et de l’aqueduc inférieur

Les aqueducs

La source principale au pied de la colline d’el-Aqed

On aperçoit sur la droite un troisième canal qui vient se déverser dans les deux autres et au premier plan un bassin de récupération des eaux

A la fin du parcourt on voit une autre source avec un aqueduc et un bassin de récupération.


On peut aussi découvrir toute une série de tombes à kokhim (niches) de l’époque romaine. (T)*

Tombeau juif

Niche intérieure selon le style du pays

Tombeau juif

Niche intérieure

Tombeau juif

et environ quinze pressoirs byzantins à olives et à raisin (P)*.

Pressoir à vin

       A 100 mètres au nord du sanctuaire (Cf. plus bas sanctuaire d’ Ibn Jebel) on aperçoit les thermes romains à demi enterrés (IIIe siècle). Leur importance provient moins de sa taille que de leur état de conservation. L’édifice (14m x 11,50 m) comprend trois pièces en enfilade et une cour: le frigidarium (pièce froide), le tepidarium (pièce tiède) et le caldarium (pièce chaude). La vapeur et l’eau chauffée circulent par le sol (bypocauste) et par les murs (tubuli).
       Restaurés en 498, les thermes servent, du XIIe au XIXe siècle, d’entrepôt de vin et d’huile. Au sommet de l’édifice se trouve le tombeau-cénotaphe d’Abu Ubaida, chef des armées Omeyyades, emporté par la peste de 639. Laissés à l’abandon, les thermes s’enterrèrent peu à peu.

Les thermes romains avec le tombeau-cénotaphe d’Abu Ubaida

Tout près des Termes le Sanctuaire du Sheikh Ibn Jebel construit au XIIIe siècle.

Le sanctuaire d’Ibn Jebel (XIIIe siècle)

Intérieur du sanctuaire avec vue du mirhab

Intérieur du sanctuaire avec vue du mirhab

Intérieur du sanctuaire avec vue du mirhab


* Se reporter aux numéros indiqués sur le « Plan du Parc Ayalon »