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Historique

 

       Les Trappistes sont des moines cisterciens, appartenant à la grande famille monastique qui se réfèrent à la Règle de saint BENOIT dont ils forment une branche réformée.

       L’origine de l’Ordre cistercien remonte au douzième siècle avec la fondation de Cîteaux, premier monastère établi en Bourgogne (France), dont l’influence s’étendit sur toute l’Europe, grâce au rayonnement de saint BERNARD (1090-1153).

 

1887 LE BERCEAU
DE LATROUN

Cette vue est prise par les frères F. et E. Thevoz de Genève en mars 1887, au tout début du voyage de six mois qu’ils firent en Palestine. La photo trouva place dans un album intitulé « La Palestine illustrée » et publié par Georges Bridel, éditeur à Lausanne. La présente photographie s’intitule : « Hôtel et Khan sur la route de Jérusalem. »

 

       Un groupe de moines de LA TRAPPE, monastère cistercien de Normandie (France), survécut seul à la Révolution de 1789, et rétablit l’existence de l’Ordre, d’où le nom populaire de TRAPPISTES.

       Appelés en Terre Sainte pour y fonder un monastère de vie contemplative en 1890, c’est de l’abbaye de Sept-Fons (diocèse de Moulins, France), que vinrent les moines pour établir la trappe de Latroun.

 

1898 LE PREMIER
VIGNOBLE !

Cette vue pise en 1898 et publiée par la Maison de la Bonne Presse, est une des 492 photos du « Grand Album de Terre Sainte ».
La légende mentionnait qu’au premier plan on voit ce qui fut le premier vignoble du domaine de Latroun.

 

       Les travaux de défrichement et les cultures qui sont à la base de la subsistance du monastère, commencèrent aussitôt : oliviers, vignes, céréales et légumes dans les parties fertiles ; pins et cyprès dans les endroits rocailleux.

 

1910

Le bâtiment où les fondateurs s’installèrent en 1890 apparaîtra, dès 1896, flanqué des cuisines à gauche et de l’église à droite. Mais, c’est en 1910, qu’il subit les transformations que nous lui connaissons. Ce bâtiment qui deviendra plus tard « le juvénat » a été construit probablement en 1876-1877 par l’américain Alexander Howard. Il passera plus tard aux mains de la famille Batato de Jérusalem avant de devenir propriété des Pères Trappistes.

 

       La première guerre mondiale surprit le monastère dans son essor et ses progrès laborieux. Du fait de la situation politique, les religieux furent expulsés, mais, dès la fin des hostilités, ils furent de retour. En 1926 commença la construction du monastère tel qu’il existe actuellement.

       L’abbaye est située à mi distance entre Jérusalem et la côte, à la jonction des plaines de Saron et d’Aïalon, sur les pentes d’une colline que couronnent les ruines d’un château des Croisés.

       De là, la vue découvre un beau panorama de sites bibliques : Emmaüs, Ayalon, Beth-Horon, Gezer, Modiin, Lod (Lydda), Sorec, Jaffa, Tel-Aviv.

       La vie monastique cistercienne trappiste est une vie essentiellement contemplative où chacun et tous essaient de vivre selon l’idéal proposé par St. Benoît.

       Les moines viennent de pays divers, plusieurs nationalités sont représentées et la communauté offre l’image d’une petite "Société des Nations" où la charité fraternelle fait l’union des cœurs.

 

2006

Avec son siècle d’histoire l’Abbaye de Latroun aborde un nouveau millénaire.

 

       La Maison

       La fondation de l’Abbaye de Sept-Fons en Terre-Sainte avait pour but de créer un monastère qui représenterait l’Ordre aux Lieux-Saints, et aussi de préparer un refuge à l’étranger car on était alors à l’époque des expulsions.

       Les pionniers de cette fondation étaient tous des hommes de cœur, jeunes pour la plupart, ardents à affronter les peines et les durs travaux inhérents à toute fondation, mais accumulés à Latroun dont le climat était alors malsain, tandis que la population musulmane des alentours se montrait défiante.
       Peu à peu cependant le domaine s’agrandit ; on défricha, on draina, on planta, on fora des puits, on bâtit. Les villages environnants se laissèrent gagner par la charité des Pères, et la création d’un dispensaire, en soignant les corps, attira l’estime, sinon la reconnaissance.
       Les visiteurs qui admirent aujourd’hui ce beau et vaste domaine, ne peuvent se faire une idée de l’état de ces terrains au moment où les Trappistes en prirent possession.
       Mgr Le Camus, étant passé par là dans les débuts de l’installation, se demandait, dans un article de la Revue Biblique, pourquoi ces moines réputés bons agriculteurs avaient choisi le plus sauvage et le plus ingrat des coins de Palestine alors que tant d’autres terrains, plus loin dans la plaine, offraient des possibilités de culture bien plus rémuné­ratrices. De nos jours, au contraire, les visiteurs proclament que les Trappistes ont choisi l’endroit le plus fertile.

       La première guerre mondiale surprit le monastère de Terre Sainte dans son essor et ses progrès laborieux.
       Les membres de la communauté furent, les uns expulsés par les Turcs, les autres mobilisés dans leurs pays d’origine. La Trappe abrita alors un détachement de l’armée turque et reçut deux visites du général Kemal Pacha, le futur Ataturk. Plus tard, elle devint école d’agriculture. Si les plantations ne souffrirent pas trop, par contre tout à l’intérieur fut pillé, jusqu’aux montants des fenêtres ; la riche bibliothèque fut endommagée.
       En 1917 reparut soudain le cellérier du monastère sous l’uniforme de lieutenant au détachement français de l’armée d’Orient. Il fit de son ancien couvent un centre de refonte de son unité et ainsi ressuscita le pauvre petit moutier. Dès 1919 les religieux commencèrent à rentrer et se remirent à l’œuvre avec courage.
       En 1927 on entreprit la construction d’un monastère régulier dans un endroit plus salubre. Plans et exécution furent l’œuvre du P. Paul Couvreur. Cet éminent religieux, arrivé en Terre Sainte dès les débuts de la fondation, devait consacrer toute sa vie à la création et à l’organisation tant spirituelle que matérielle de Latroun. Son premier travail fut de redonner confiance à notre Ordre que les rigueurs de la guerre avait découragé d’une présence « Trappiste » en Terre Sainte. Cellérier à peu près dès les débuts, il fut le héros de la résurrection de 1917. Élu prieur titulaire en 1925 et premier abbé en 1937, il gouverna son abbaye jusqu’en 1952, date où, sous le poids des infirmités et malgré ses religieux, il démissionna.

       Son successeur voulut cependant lui laisser l’honneur et la joie de finir la construction de l’église abbatiale.
Il s’éteignit le lundi de Pâques 1957 au moment où ses fils célébraient la grand’messe du mystère d’Emmaüs. Sur sa tombe, musulmans et chrétiens profondément affligés l’accompagnèrent de leurs prières et lui rendirent les derniers honneurs.


Un amandier en fleur